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samedi 16 juin 2007

Boxes


A bien y reflechir le seul interet de ce film, realise par Birkin, est qu'il me permet d'augmenter le nombre, pour le moment faible, de cette categorie reservee aux purs navets. Parti pour voir une sorte de vague drame familial bien francais (avec pour seul choix ce film ou dialogue avec mon jardinier), pas passionnant mais neanmoins regardable, c'est devant un objet bizarre si mauvais qu'il en devient presque drole, mais helas le presque n'est pas atteint et c'est c'est plus de l'ennui et de l'enervement qu'il suscite. Car le film se veut plus qu'un pauvre telefilm en pretendant etre un grand chef d'oeuvre, plus Bergman que france 2, mais avec des dialogues sur-ecrits, pompeux, un cote theatral mais meme pas du bon theatre, il n'est ni l'un, ni l'autre. Birkin devient ainsi une version feminine de bhl.
Pour l'histoire, aussi plate que la realisatrice (je sais c'est facile et bas, mais vu le niveau de ce film je ne vais pas faire dans la finesse), birkin demenage. Les cartons sont alors l'occasion de faire ressurgir les fantomes du passe, ces nombreux maris et filles. Cet aspect autobiographique donne le sentiment d'un certain narcissisme agassant qui peut peut-etre plaire au fan de la chanteuse sans voix/realisatrice de navet mais c'est pas mon cas, certes tous les bons realisateurs parlent un peu d'eux mais ils le font avec moins de lourdeurs.
Ironie du sort juste avant le film durant une bande annonce pour une serie de court-metrage voulant lutter contre certains clichets, celui d'un cinema francais nombriliste et littereux trouve avec boxes le paroxisme de ce type de cinema.

mardi 10 octobre 2006

Le Parfum

Je ne sais pas si c'est volontaire, j'en doute, mais le film est a l'image du heros du livre de Suskind: laid et sans odeur.
Si c'etait le cas le realisateur aurait choisi un acteur moins cinegenique, plus dans le style de gollum de ce nanard qui ne merite pas d'etre cite. Le film ne fait que retranscrire en image l'histoire du livre. Mais alors que le parfum devrait etre leger, aerien, ici tout est lourd, que ce soit dans le decors et les costumes, dans ce visuel jaunatre de vieille carte postale ou dans cette facon grotesque de vouloir montrer que le heros, un serial killer au nez fin, percoit le monde par l'odorat en filmant en gros plan son nez accompagne de bruitage de type a qui on a envie de tendre un mouchoir, sans parler de la scene finale, une triste et pathetique scene de partouze (ca vaut pas un bon brisseau!). J'ai meme ri alors que le livre n'est vraiment pas drole c'est dire... Prouesse du realisateur ou ratage integral?

lundi 25 septembre 2006

Thank you for smoking


Ce film a le seul merite d'une certaine coherence interne: il est aussi laid dans la forme que dans le fond! Visuellement il melange esthetique annee 80 et filmage MTV avec arret sur image et acceleration, surement pour se donner un air cool et jeune, alors que le film est vieux et ringard dans son propos: le personnage esr un yuppie cynique tel qu'on aurait pu en croiser dans certains films qui denonçaient ces jeunes loups avides d'argent se lançant le plus souvent dans la bourse("wall street", par exemple). Cette fois il prend la défense du lobby des cigarettes. Ca se veut drole, mais le plus souvent c'est assez ennuyeux, et le realisateur n'assume ni le cote immorale - le heros renonce à son travail par culpabilite et l'entreprise coule - ni un certain militantisme (peur d'etre taxe de vieux moraliste?) puisque le heros est sauve par la cigarette et comme il le dit "tout le monde le sait", ce qui donne une coquille vide et inutile. (sur ce sujet des jeunes yuppies, mieux vaut voir la serie "profit" donnant la forme qui lui va le mieux, c'est a dire la serie noire)

dimanche 18 juin 2006

X Men 3

Pour une fois je ne vais pas parler d'un film iranien sous titre en mandarin mais un bon gros blockbuster americain plein d'effets speciaux: le dernier (du moins je l'espere) episode des x men. je ne sais plus pourquoi j'ai vu ce film car je me suis plutot ennuye devant ses deux predecesseurs; surement par desoeuvrement. je n'ai rien contre ce type de film qui adapte les superheros, j'ai trouve tres bien les deux spiderman. le probleme avec xmen est que son accumulation de heros fait que je ne m'attache a aucun moment aux personnages, ils ne semblent jamais douter ou souffrir... bref faire preuve un peu d'humanite. La, ou dans spiderman, le realisateur arrive a ancrer son personnage dans le reel, ici ils restent eloigner de celui-ci ce qui fait que j'ai du mal a m'interesser a ce qui leur arrive.

Pourtant, dans le dernier opus des xmen l'introduction d'un sérum qui peut"guerir" les mutants en leur otant leur pouvoir aurait permis une forme de questionnement de la part des personnages sur accepter ou non leur difference, ce qui les aurait rendu plus humains. helas brett ratner, qui a realise ce chef d'oeuvre, rush hour, est loin d'etre aussi subtile et ici l'histoire est uniquement un pretexte a une bataille ou s'affronte avec beaucoup de manicheisme mechants et gentils mutants. Les mechants veulent detruire le serum et garder ainsi leur pouvoir; cela signifie-til que les gentils defendent ce serum, et considere donc que leur difference est pathologique?... plutot douteux comme ideologie, meme si le final sonne comme une chanson de dider super sur le ton de "les mutants y en a des biens". bof, bof.