lundi 2 octobre 2006

les anges exterminateurs


Il y a un peu de honte a demander une place de cine pour le dernier Brisseau, on passe tout de suite pour un pervers qui vient mater quelques jolies filles (encore que les actrices ne soient si jolies que ca dans ce film), d'ailleurs le realisateur joue beaucoup dessus dans sa facon d'ultiliser le contre champs du realisateur voyeur qui rappelle la position du spectateur.
Mais le film va plus loin car Brisseau a plus d'ambition qu'un realisateur de telefilm erotique de M6. Il prend ainsi pour reference Hitchcock qu'il cite regulierement dans les interviews (omme lui, il apparait subreptissement dans le film), dont il veut être l'equivalent erotique. Il cherche ainsi de maniere quasi scientifique - le film a un aspect presque documentaire - à creer l'emois du spectateur par la recherche du plaisir feminin, tout comme Hitchcock cherchait a creer les conditions du suspence et de la peur chez le spectateur. Il y donc une facon presque paradoxale de montrer ce plaisir feminin de facon rationnelle en utilisant les plans sequences comme si cela permettaitd'eviter toute tricherie.
Toutefois le film a les limites de son ambition, si la peur semble universelle les spectateurs sursautent en general au meme moment, le plaisir a un cote plus relatif, ce qui creee l'emois chez l'un ne sera pas vrai pour l'autre, et filmer la montee du plaisir dans sa duree ne permet pas forcement de susciter le plaisir chez le spectateur. Mais l'ambition reste suffissement belle pour etre saluee.

dimanche 1 octobre 2006

voiture de luxe


Ce film de Wang Chao se situe dans la "belle" ville de Wuhan (equivalent chinoi d'une ville du nord de la france, gris et industriel) montrant ainsi une Chine en pleine transition vers un capitalisme moderne qui se retouve dans le titre, la voiture de luxe, etant une grosse audi volee qui symbolise ce desir de biens de consommations occidentaux. Il s'agit d'un pere qui quitte sa campagne pour aller chercher a wuhan son fils disparu afin qu'il voit pour une derniere fois sa mere mourrante, et est heberge par sa fille devenu une sorte prostituee de luxe. Uniquement dans ce resume on voit les limites de ce film qui est son desir de trop en dire, d'etre a la fois un drame familial et un polar , un film intimiste mais qui veut decrire une relation pere-fille, et un film plus historique sur cette modernisation de la Chine et son rapport aux traditions. Mais sur tous ces sujets le realisateur ne semble pas avoir de reel point de vue autre que la banale incarnation de cette tradition dans le vieux pere et sa campagne et la modernite dans la fille urbaine, filmant tout cela de maniere tout aussi banal, se contentant de platement illustre chacun de ses themes de la meme maniere, comme s'il n'y avait aucune difference, dans la facon de filmer un film noir et un drame familial. Finalement a trop vouloir en dire sans trop savoir quoi dire, le realisateur finit par ne rien dire et provoquer chez moi une forme d'indifference et d'ennui par rapport a son film.

lundi 25 septembre 2006

Thank you for smoking


Ce film a le seul merite d'une certaine coherence interne: il est aussi laid dans la forme que dans le fond! Visuellement il melange esthetique annee 80 et filmage MTV avec arret sur image et acceleration, surement pour se donner un air cool et jeune, alors que le film est vieux et ringard dans son propos: le personnage esr un yuppie cynique tel qu'on aurait pu en croiser dans certains films qui denonçaient ces jeunes loups avides d'argent se lançant le plus souvent dans la bourse("wall street", par exemple). Cette fois il prend la défense du lobby des cigarettes. Ca se veut drole, mais le plus souvent c'est assez ennuyeux, et le realisateur n'assume ni le cote immorale - le heros renonce à son travail par culpabilite et l'entreprise coule - ni un certain militantisme (peur d'etre taxe de vieux moraliste?) puisque le heros est sauve par la cigarette et comme il le dit "tout le monde le sait", ce qui donne une coquille vide et inutile. (sur ce sujet des jeunes yuppies, mieux vaut voir la serie "profit" donnant la forme qui lui va le mieux, c'est a dire la serie noire)

dimanche 24 septembre 2006

Sufjan Stevens

Petit bonus, de la zic de ce musicien:



Little Miss Sunshine


Si apres avoir vu la bande annonce de ce film j'avais le sentiment d'un enieme film mievre sur une famille de marginaux habitues a la defaite mais qui seront recompenses finalement d'etre restes eux memes, melangeant ainsi une morale individualiste et protestante, je finis par y aller pour etre agreablement surpris.
Certes, on a bien cette famille de doux dingues, avec un oncle specialiste de proust ("un type qui a passe 20 ans a ecrire un livre que personne ne lit") suicidaire, un fils nietzcheen qui fait voeux de silence, un grand pere lubrique, et surtout une fille boulotte qui veux participer à un concours de beaute; tous decident alors de l'emmener à ce concours dans une camionnette jaune qui est a l'image de cette famille: cassée et usée, elle ne démarre pas, mais poussée par les autres elle finit par avancer. Contrairement aux comedies hollywoodiennes ou la fille finirait par reussir son concours, ou chacun obtiendrait le succes espere, ici point de victoire - la reussite semble meme une chose à fuir quand on voit le pere qui fait tout pour etre un "winner" et redevient sympathique quand il y renonce - mais juste le plaisir du moment present, de faire ce qu'on aime, de danser par exemple sur la scene, meme si c'est pour se faire huer et finir en prison, et ce plaisir se retouve partagée.
Et puis il y a la decouverte du comique steve carell et la presence de la musique de sufjan stevens, et rien que pour ca on a envie d'aimer le film.

vendredi 22 septembre 2006

Souviens toi l'ete dernier (2)

La deuxieme serie decouverte semble aux antipodes de la premiere. La ou Rome tentait comme de nombreuses series actuelles d'utiliser un genre cinematographique (le western avec "deadwood", le film de mafia avec "soprano") pour dépeindre la société actuelle, devenir "les miroirs de la vie" pour reprendre le titre d'un livre de Winkler sur ce sujet, "grey's anatomy" s'inscrit dans une certaine tradition televisuelle qui est la serie medicale. Il semblait impossible d'en produire une nouvelle apres le formidable "urgence", celle-ci releve le defit en le contournant. On pense finalement plus a "ally mc beal" pour le son decale et cette facon de s'interesser plus aux problemes sentimentaux de ses heros qu'aux pratiques d'un corps de metier, voire meme aux series adolescentes, le lycee etant remplace ici par l'hopital, les personnages etant de jeunes etudiants en chirurgie. Si cette serie n' est donc pas innovante dans la forme, elle reussit a creer des personnages pour la plupart attachants (j'aime moyennement le personnage d'Izzie, certes l'actrice est jolie mais un peu trop lisse et fade), a faire rire, les dialogues et les situations etant souvent droles. On peut neanmoins trouver parfois le ton legerment moralisateur et sentencieux renforce par la presence de la voix off de l'heroine.

mercredi 20 septembre 2006

Souviens toi l'ete dernier (1)

Et non il ne s'agit pas d'une analyse critique de ce slash movie dense et complexe avec buffy poursuivie par un marin breton (ce qui est quand meme plus effrayant qu'un vampire), mais de revenir sur les vacances; car la rentrée c'est fait pour ca, parler des vacances, echanger des photos de contrees exotiques ou on a pu braver de nombreux dangers (les serpents d'amazonie pour les uns, la cuisine anglaise pour les autres), les miennes furent moins aventureuses, allonge sur le canape familial hyptonise devant la tele. Je pus ainsi decouvrir deux nouvelles series pour lesquelles je n'attendais pas grand chose.

La premiere est la saison 1 de "Rome". Bien que le cote grande fresque historique ou tous les romains parlent avec l'accent anglais et la reference au peplum, genre qui m'a jamais passionne, me laissait assez sceptique quant a la reussite de cette serie, je finis par oublier tous ces aspects. Tout d'abord si la serie fait reference au passe c'est pour mieux evoquer le present; ainsi on peut y voir une critique peu dissimulee de la politique de Bush avec les guerres illegales de Cesar qui semblent s'eterniser et la menace sur la République de sombrer dans le despotisme. Mais tres vite la serie prend des allures plus universelles que la simple critique d'une politique actuelle, sur le devenir d'une démocratie. les scenaristes ne font pas de Cesar un tyran sanguinaire et avide de guerre, mais au contraire un despote eclaire et bienveillant qui apporte paix et bien etre materiel au peuple, ce qui conduit a une tension entre egalite des conditions et liberte fondammentale. Ce dilemne entre deux ideales se retrouve ainsi incarne par les deux heros de la serie, qui sont deux legionnaires qui devront constamment choisir entre la Republique et Cesar. C'est le pessimisme de "Rome" qui lui permet de depasser le genre auquel elle fait reference. quant a l'autre serie ce sera l'objet d'un autre article. a suivre.

dimanche 17 septembre 2006

Avida

De ce film grolandais il ne m'en reste que quelques vagues souvenirs, des images etranges qu'on essaie de rassembler comme lors d'un lendemain de cuite afin de comprendre ce qu'il s'est passe. L'histoire sans queue ni tete d'un employe qui s'enfuie apres la mort inenarrable de son patron pour etre ensuite embauche dans un zoo ou il va kidnapper le chien d'une grosse bourgeoise americaine, qui va finir manger par un lion, et va port la veuve qui decide de mourrir en haut d'une montagne...bref vraiment n'importe quoi. au niveau de la forme, les plans en general fixes rappelle autant Tati pour l'absurdité et la drolerie du monde moderne que Lynch avec ce quotidien qui glisse vers un univers angoissant et mysterieux et aussi les surrealistes (cf le dernier plan du film).

Si le film est moins touchant que leur precedenr -"aaltra"- , plus hermetique et absurde, donnant le sentiment qu'il ne s'agit que d'une succession de scenette ou un de leurs amis celebres (chabrol, dupontel ou l'actrice fetiche de kaurismaki dont j'ai oublie le nom) viennent faire leur show certes droles, mais qui se rapproche plus d'un sketch de l'emmission grolandaise que d'un film, il garde un ton si etrange (contrairement a par exemple "science des reves" qui ne fait que representer l'etrangeté et le reve) qu'il n'est pas non plus totalement deplaisant.

mercredi 13 septembre 2006

le vent se leve

Il apparait difficile de critiquer ce film sans passer pour un liberal-conservateur pro-colonialiste, bref un type pas sympathique, et quand on voit la haine qu'a suscite le film de ken loach chez lui, on a envie de le soutenir, dire que ce film est formidable. Certes il semblait necessaire dans un devoir de memoire de faire un film sur cette epoque, tout comme il pourrait etre necessaire d'en faire sur la periode de decolonisation en France (je sais y en a eu mais qui ont ete si mal distribues que je n'ai pu les voir). Neanmoins, ce film dans ses aspects purement cinematographiques restent un peu plats, illustratifs. Certes les images sont souvent crues et violentes, en particulier l'arrache des ongles, mais tout ca reste qu'un ensemble d'image sans veritable mise en scene,sauf si on considere que l'absence de pathos, de violon qui degouline est suffisant pour parler de mise en scene. J'ai lu ca et la qu'il etait moins manicheen que les films precedents du realisateur, chose assez etrange dans la mesure ou on voit pendant tout le film (ou presque) des anglais brutaux torturaient des irlandais qui vont lutter pour leur independance; certes sur la fin (en general ceux qui defendent le film n'evoque que la fin du film comme si les 3/4 du temps qui la precede n'existait pas), le conflit ne met plus en cause directement les anglais, mais une lutte fraternelle entre irlandais pour laquelle Ken Loach ne prend en effet pas en vraiment parti, cette lutte met toutefois en cause (surement a juste titre) les anglais qui impose un traite de paix qui semble difficilement acceptable et qui oblige cette lutte (meme si la volonte de mettre une republique communiste est guere mieux). le film reste donc tres didactique et donc assez ennuyeux; s'il fallait faire un film sur ce sujet, est-ce vraiment necessaire d'aller le voir?

mardi 12 septembre 2006

Fair Play

Ce qui est bien avec la fete du cinema, printemps et autres soldes culturelles est que l'on peut aller voir des films qu'en temps normal nos prejuges et notre bourse nous en empechaient, ce qui l'est moins est que souvent mes prejuges s'averent vrais. Cette fois la recherche d'une salle climatisee et les promotions actuelles conduisent un ami et moi a hesiter entre un gros nanard hollywoodien, "les serpents dans l'avion", et un film francais qui se veut une critique sociale. On choisit finalement le deuxieme pour la presence de jeremie renier qui tourne habituellement dans des bons films. Le point de depart est un assez bon court metrage, "squash", salue au festival de clermont, qui montrait par le biais d'un match de squash la violence des echanges au sein du monde du travail. Le succes du court a conduit helas le realisateur a multiplier les sports avec la meme metaphore sportive de la concurrence, du monde du travail qui n'est pas tant un rapport violent entre employeur et employe mais une violence amorale qui contamine l'ensemble des individus. Les differentes scenes sportives sont laborieusement liees, les acteurs sont tous plus cabotins les uns que les autres...bref cette idee louable au depart donne au final un film mal fichu.

samedi 9 septembre 2006

Jardins en automne

Iosseliani aime les plaisirs de l'existence, avait deja montre cela dans "adieu plancher des vaches", pourtant cela ne l'empeche pas de débuter son dernier film par une fabrique de cercueil. Est-ce l'age qui le rendrait soudain plus macabre? On se rend tres vite compte qu'il s'agit la d'une fausse piste farceuse - cet esprit farceur est tres present dans le film, comme par exemple quand le realisateur prend Piccoli pour jouer le role de la mere du heros- en transformant cette boutique en joyeuse foire d'empoigne pour un cercueil. On retrouve, ainsi, face a la mort, le meme esprit hedoniste. Le film se tourne ensuite vers un ministre francais dont on ne sait rien de sa mission; tout ce que le realisateur nous montre est l'ennui de cet homme politique, restant passif alors que la population gronde au loin, attendant surement qu'on le renvoie chez lui, ce qui arrive tres vite. Il retrouve ainsi ses proches et regoute a cette douceur de vivre, de manger et s'enivrer avec ses anciens amis, de faire du roller,...tous ses petits plaisirs que le realisateur sait si bien filmer et faire partager. Chaque plan existe pour eux-memes sans ce soucier du suivant et preferant à la logique narrative,celle de la dérive. Seul le présent compte, meme si parfois il est douloureux. Le heros tombe souvent a force de boire, de faire du roller...

Le jardin du titre tres metaphorique est celui du candide de Volatire, plein d'optimisme, car meme a l'automne de sa vie il n'est pas trop tard pour le cultiver. Ca peut paraitre banal, mais c'est si plaisant qu'on en ressort avec un sourire beat.

jeudi 7 septembre 2006

Desperate housewives - saison 1

Pour une fois je ne vais pas parler de cinema mais de serie televisée puisque je passe finalement plus de temps devant mon petit ecran que devant le grand (pas assez de bons films ou pas assez de sous?). Je profite de la diffusion sur canal ce soir de la saison 2 de la fameuse serie de menagere de moins de cinquante ans pour menagere de moins de cinquante ans et par...: "desperate housewive" pour un faire un bilan critique de la saison 1. Si je reconnais un certain talent d'ecriture que ce soit dans les dialogues assez droles et la narration addictive qui rappelle plus les bons vieux soaps de "santa barbara" au "feux de l'amour" en plus complexe, pourtant il manque a celle-ci un supplement d'ame pour en faire une bonne serie. Les personnages ressemblent trop a des stereotypes de test d'ete de marie claire(etes vous femme organisée ou vite débordée?) et manque suffisamment d'ambiguite pour en faire de vrais personnages de serie. On finit meme par trouver plus sympathique les flics de "the shield" (serie ultra violente qui donne une version diurne et actuelle des romans d'Ellroy), c'est dire le cynisme de cette serie. Certes on peut y voir une critique du milieu apparemment policé des banlieues chics, de l'individualisme triomphant et du conformisme...mais celle-ci est assez peu originale,vue deja dans de nombreux films (chez Lynch et Burton par exemple), et la serie ne propose pas de regard neuf sur cet univers impitoyable. tout cela reste ainsi vide et superficiel,d'autant plus que celle-ci est vampirisée par son "macguffin"(concept hitchcockien tres utilisé par les series actuelles pour maintenir l'audience, comme les chiffres dans lost ou encore rambaldi dans alias, et ici le suicide mysterieux, en donnant le sentiment d'hesiter entre serie policiere et serie sur des banlieues sans histoire, deux choses qui cohabitent mal) et ne donne pas envie de suivre la saison 2 et de zapper sur la 6 pour decouvrir "prison break". a suivre.

mardi 29 août 2006

Brick

Voila un film qui a les allures d'un premier film d'etudiant fraichement diplome de son ecole de cinema, bourre de references mais sans grande reelle imagination et personnalite pour apporter sa "brique" a l'histoire du cinema. Il s'agit d'une histoire assez banale d'enquete sur la mort etrange d'une jeune lyceenne menee par son ex petit ami joue par Joseph Gordon-Levitt, deja vu dans le beau film "mysterious skin", qui va ainsi passer du cote obscure des dealer lyceens, la brick etant un morceau de drogue tres convoite.

Cet univers tres etrange, cauchemardesque presque, d'un milieu (ici le lycee) pourtant banal fait penser aux films de Lynch, mais aussi aux vieux films noirs, le heros devenant une sorte de bogart adolescent. Mais l'originalite du film repose sur cette facon de meler les codes du film noir avec ceux des film adolescents. On retrouve ainsi aussi bien la femme fatale que la peste insupportable, le caid aux allures d'un don corleone que le nerd (l'ami binoclard, et donc intelligent, qui aide notre heros dans son enquete) qui rappelle la serie "veronica mars" , meme si, contrairement a la serie, l'univers du lycee n'est pas totalement assume par le realisateur, preferant les codes du film noir, reference surement plus legitime pour le cineaste.

jeudi 24 août 2006

tournage dans un jardin anglais

Beaucoup de grands cineastes , voire meme beaucoup d'artistes, font a un moment donné une oeuvre en abyme permettant ainsi une reflexion sur leur art, la creation. Truffaud eu ainsi sa "nuit americaine", fellini son "8 et demi" (dont retrouve ici la musique de nino rota). Helas winterbottom n'est pas a mon avis un grand cineaste. Ici, pas de volonte reflexive par cette mise en abyme, mais l'occasion de montrer avec humour le milieu du cinema. Ce film raconte le tournage de l'adaptation classique anglais qui est selon diderot le "rabelais anglais" (citation trouvée dans un magasine culturel de gauche pour prof) dont j'ignorais l'existence mais qui semble dense et inadaptable. Si le cineaste n'est pas un brillant artiste, il est toutefois un grand comique. On rit beaucoup dans ce film, d'abord de la rivalite des deux principaux acteurs qui se disputent le role principal qui varie selon les aleas du tournage avec certaines qui disparaissent et d'autres rajoutées, mais aussi de l'ensemble de l'equipe qui semble depassée par cette oeuvre, et enfin de ce roman qui semble en effet assez "rabelaisien".

mardi 22 août 2006

La science des reves

En allant voir le nouveau film de Gondry je n'attendais pas grand chose de bien. Certes "eternal sunshine of the spotless mind" avait un certain charme, ses clips pour bjork white stripes... etaient remarquables, mais tout ce bricolage enfantin ne font pas toujours un film.
Ici, le heros, joué par gael garcia bernal, la nouvelle coqueluche du cinema independant, parti a paris retrouvé sa mère qui lui a trouvé un job dans la conception de calendrier, vit depuis son enfance entre reve et realite, ce qui donne regulierement des moments oniriques qui rappellent les nombreux clips du realisateur. Puis le heros rencontre sa voisine tout aussi etrange, aimant aussi se créer des mondes imaginaires, et tombe evidemment amoureux. On voit ainsi deux imbeciles trentenaire jouer a la poupée, ce qui est assez ridicule; son collegue de boulot, l'ancien nul alain chabat, sort des blagues de maternelle et porte des blousons noirs a pins...bref aucun des personnages ne semble vouloir grandir, cet immaturité finit par agasser. dommage.

lundi 21 août 2006

Miami Vice

Ce n'est pas tant pour la serie "2 flics a miami" qui ne m'a laisse aucun souvenir et dont il s'agit de l'adaptation au cinema par son producteur, mais pour le realisateur michael mann, qui m'avait ebloui par ses polars urbains comme "heat" ou plus recemment "collateral", que je suis alle voir ce film malgre certaines recommandations a passer mon chemin et voir autre chose. Je ne fus pas decu, on retrouve cette meme atmosphere angoissante de villes hostiles, ces affrontements virils entre pro qui sont, cette fois, 2 flics infiltrant un reseau de narcotrafiquants et qui n'ont pas le temps de faire des blagues idiotes ou autres clein d'oeil. Car mann est un gars serieux qui ne prend pas son public pour un imbecile. La nouveaute tient dans ce film dans le role que joue les femmes. Un des flics, malgré son professionnalisme et parce qu'il reste avant tout humain, tombe amoureux du bras droit du chef de la mafia, jouée par la toujours seduisante gong li. Cela conduit a brouillé les limites du bien et du mal; ne va-t-il pas compromettre la mission par amour? ce flou est renforce par une mise en scene des combats qui frole parfois le chaos (alors que dans son precedent film, les scenes d'actions etaient plus limpides, du fait d'une plus grande clarté dans les personnages), ne sachant plus ou sont les bons et les mechants. Le film n'est ainsi pas tant une histoire d'infiltration que celui d'un amour qui se sait condamner d'avance ce qui rend le film plus tragique et plus beau

jeudi 3 août 2006

Les Berkman se separent

ce film est realise par Noah Baumbach qui a coecrit l'etrange "vie aquatique".On est loin ici des aventures maritimes d'un commandant cousteau neurasthenique pour aller dans les quartiers huppes de new york. le film a ainsi tout du film independant americain en filmant camera a l'epaule des bobos nombrilistes assez caricaturaux, ici un couple d'ecrivain qui divorce. On peut ainsi craindre le deja vu;mais le realisateur a l'intelligence d'assume ce cote imitation puisqu'il en fait l'apologie au cours du film quand, par exemple il fait reprendre par un des personnages du pink floyd en faisant croire qu'il s'agit d'une de ses propres compostition, pour ensuite expliquer qu'il l'a chante car il aurait pu l'ecrire; On peut supposer que Baumbach fait un film independant newyorkais des années 80 (le film se situe d'ailleurs en 86) car meme si ce type de film n'existait pas il aurait pu en realiser.

De plus le cineaste, aide d'acteurs tous tres biens, arrive a rendre ses personnages attachants. il s'agit de rendre compte du divorce des parents par le regard des deux fils qui comme le montre la premiere scene ont chacun choisi un cote. Le plus age admire son pere et l'imite dans tous ces choix, aime les memes livres sans les lire. il va meme jusqu'a aimer la meme fille comme le souligne la mere. le plus jeune choisit de defendre sa mere. Le cineaste ne choisit aucun camps la mere a trompe, le pere qui a un ego demesure ne supporte pas que sa femme ait plus de succes, le divorce est ainsi ineluctable et arrive tres tot dans le film. La separation ne concerne pas tant celles des parents que celle des enfants. le cinesate accorde beaucoup plusd'importance sur la relation pere- fils. C'est sur cette separation que se cloture le film.

samedi 29 juillet 2006

La raison du plus faible

Je ne pouvais pas finir ce mois sur une note aussi triste avec uniquement deux films mediocres, certes c'est l'ete et la programmation des salles nous a peu habitue, durant cette periode, à des films qui vaillent le deplacement."Y 'en a des biens" comme le dirait ce grand chanteur populaire. C'est le cas de ce film de lucas belvaux qui avait deja ralise entre autres la passionnate trilogie un couple epatant - cavale - apres la vie qui racontait la meme histoire mais vu a chaque fois par un protagoniste different donnant a chacun une chance de se rehabiliter, evitant ainsi tout manicheisme et permettant d'aborder different genre comme la comedie et le film noir. on retrouve dans la raison du plus faible le meme humanisme et la multiplication des styles meme si le ton general est sombre. il s'agit ici d'une histoire de casse realise par quatres chomeurs afin de payer un nouveau scooter a la femme de l'un d'entre eux apres que sa mobilette tombe en panne. le film debute ainsi par une peinture sociale de ces regions du nord, friche industrielle, qui rappelle les films de ken loach. l'atmosphere pesante, cet forme d'ennui annonce le drame. la possibite de se casse apparait comme un moyen de se sortir momentanement de ce chomage lancinante, de se donner une recreation. il y a ainsi un cote drole et ludique dans la preparation du hold-up, meme si un des personnage, ancien malfrat, leur rappelle le danger qu'ils encourent, donne le ton tragique du film. si belvaux rappelle ken loach,il ne tombe pas dans le moralisme social avec les bons pauvres et mauvais patrons. ces derniers sont peu present dans le film, et les heros ont une certaine ambivalence. S'ils apparaissent souvent sympathiques, ils peuvent aussi etre irritables, dans la facon, par exemple, dont l'un s'entete a refuser l'aide de son beau pere, preferant braquer une entreprise.

la raison du plus faible est donc un beau film noir, pas forcement un film, i.e "pas prise de tete", bon a manger du pop corn dans une salle climatisée (pour uen fois il faisait plus chaud dans la salle que dehors!)

vendredi 28 juillet 2006

Superman returns

Après une relative longue periode de jeun cinematographique, je suis pret a aller voir la premiere grosse machine hollywoodienne qui passe, et c'est ce que je fis avec le dernier opus de superman realise par bryan singer, specialiste du film sur les super heros puisqu'il avait deja fait les deux premiers x men. ce film est assez quelconque, moins mauvais que le dernier x men. Certains passages sont assez touchant quand par exemple clark tente apres cinq d'absence, maladroitement de reconquerir lois, ce qui rend le personnage plus humain, mais les scenes d'actions trainent en longueur et je finis par somnoler la ou c'est suppose etre divertissant. je continues ainsi a considerer les deux premiers "batman" et "spiderman" comme les plus reussis dans la categorie des films sur les supers heros.

jeudi 6 juillet 2006

Paris, je t'aime...pas moi

Je commence le mois de juillet avec un type de films difficile a critiquer: le film à sketch. Je pourrais passer en revue tous les sketchs qui composent ce film,mais comme dans ce cas la il y en a beaucoup, 18 selon telerama; et qu'en plus je ne me souviens pas de tous tellement ils étaient mémorables, cette option me parait difficile. Je pourrais faire une moyenne en donnant l'impression globale, je dirais alors que c'est un film aussi inoffencif et inutile qu'un poisson rouge dans un aquarium. Si ce film qui a pour objet l'Amour et Paris, deux choses detestables quand on y est etranger, a pour but de donner un aperçu de l'etat du cinema actuel avec la presence de nombreux cineastes importants (et d'autres moins, voire meme qui m'etait inconnu), comme gus van sant, les freres coen ou assayas, on peut dire que cet etat est assez mediocre. Je pourrais aussi selectionner certains marquant pour leur interet relatif ou au contraire leur nullité absolue. Dans les biens il y a celui des freres coen qui arrivent a etre droles avec buscemi dans ce rôle qui lui va si bien de loser qui se fait agresser dans un metro sous le sourire narquois de la Joconde, ou, plus melancolique, celui d'Assayas avec une rencontre entre une actrice qui joue dans un film d'epoque (clin d'oeil a Marie-Antoinette?) et son dealer ; Dans les mauvais on a celui de doyle qui se veut decaler mais qui est finalement conforme a une pub pour parfum...

rate et rattable