samedi 24 février 2007
jeudi 22 février 2007
la vie des autres
Le film est loin d'etre aussi extraordinaire que semblait laisser supposer l'accueil enthousiasme dans mon entourage. Tout d'abord la fin est assez mal ecrite abusant sur les ellipses et le pathos, de plus le film comporte certaines longueurs. Neanmoins ce n'est pas un mauvais film, l'aspect du personnage, un fonctionnaire zele de la stasi qui semble denue d'humanite mais qui est juste tres seul, et qui va vivre d'une certaine maniere par procuration la vie de l'autre, et s'attacher a cet artiste et surtout a sa femme, ce qui causera son echec au sein du systeme mais lui permettre de retrouver son humanite. Bref c'est un peu trop d'humanisme beat et d'idealisme naif pour vraiment crier au chef d'oeuvre.
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mardi 20 février 2007
The Subsitute
Sans le savoir ce projet de se filmer suggere par un ami-admirateur-chanteur Fred Poulet va d'une certaine maniere le sauver de la folie qui le menace face a cette forme d'isolement. Tout comme le heros d'un des livres qu'il a emmene pour cette coupe, "le joueur d'echec", il doit pour faire face a cette absence d'activite trouver un moyen de lutter contre l'ennui. Dans le livre c'est en imaginant des parties d'echec, ici en faisant un film.
Il y ainsi une forme de contraste entre ce qu'on imagine d'un tel evenement une forme de joie (malgre la defaite finale) et de moment extra-ordinaire, et ce joueur au contraire triste du fait a la fois de la frustration de ne pas participer et de ce sentiment de trahison par rapport a l'entraineur, et finalement ordinaire, ou ces journees consistent a s'habiller se nourrir, lire, travailler (ici en s'entrainant).
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dimanche 11 février 2007
Inland Empire
On retrouve en effet dans "inland empire" ce meme sentiment d'egarement que dans "mullholand drive" ou "lost highway". Alors que le debut donne l'illusion d'une trame avec une femme qui obtient le premier role dans un film qui se trouve etre le remake d'un film maudit qui n'aurait jamais vu la fin a cause de la mort de ses deux interpretes. Peu a peu tournage et vie de l'actrice se confonde, ou alors est-ce elle qui reve? j'avoue ne rien comprendre, pourtant cela n'empeche pas d'avoir peur. Les scenes semblent se repondre (au telephone) sans se suivre, ou l'inverse. On pourrait pour evoquer ce film dire que c'est le voyage terrifiant de l'heroine dans une sorte d'alice au pays de Lynch (on retrouve des references a ses films precedents) ou elle rencontre des prostituees, des hommes a tete de lapin et des polonais, mais ce serait donner le sentiment d'une certaine linearite du film alors que celui semble au contraire former une spirale autour de plusieurs dimensions qui nous hypnotise. Bref un tel film ne se raconte pas mais se vit.
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samedi 10 février 2007
Mon frere se marie
il s'agit d'une comedie douce amère sur une famille désagrégée qui se retrouve pour le jour du mariage de leur fils adoptif et faire ainsi croire aux parents adoptifs qui se sont invités a la noce qu'il forme une famille soudée (et catholique). Les retrouvailles apres de longues années de silence donnera l'occasion de quelques scenes tres droles, mais tres vite les conflits ressurgissent et l'amertume se substitue a l'humour. Pas de morale, ici, familialiste; chacun retourne a sa propre vie seuls mais plus legers.
Si la mise en scene est sobre, tout juste la mise en place de commentaires, filmés a posteriori du mariage par l'autre fils de la famille, viennent emaillés cette comedie, le jeu des acteurs est tres juste.
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mardi 6 février 2007
Election 1 & 2
le sujet des deux films est comme son nom l'indique une election,non pas celle d'un homme politique mais du parrain de la triade pour un mandat de deux ans. L'aspect democratique n'est que de facades, To denoncant ainsi une forme de democratie de facade ,ou le gout du pouvoir conduit au meurtre de son adversaire. L'homme sage du premier episode devient un vieux loup qui ne veut pas lacher son trone au second.
To signe ainsi son film le plus noir (du moins de ceux que j'ai pu voir qui ne sont pas si nombreux)
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lundi 5 février 2007
Festival du Court Metrage - Clermont 2007
Toutefois il s'agit aussi de cinema donc pour en venir a des aspects moins physiques et plus culturels,j'evoquerai les courts en commencant par la selection internationale, un trou de serrure sur les restes du monde.
Celui qui a eu le prix est comme chaque fois un film qui denonce grave, cette fois c'est la guerre avec une reference au "dormeur du val" (cela commence par un plan d'une prairie comme si elle etait vu par quelqu'un qui dormait, et donc on decouvre au final que c'est la derniere vision d'un reporter tue au rwanda)qui est la seule originalite au niveau mise en scene.
A l'oppose de cette denonciation (un peu vaine), un des autres courts est une sorte de conte de noel autour du tango qui comme tous les courts, y compris le precedent, reposent sur sa chute que je ne devoilerai pas. Celui-ci est assez sympathique et leger caracteristique de tous les films qui ont le prix du public. cote national jury et public se sont retrouves pour defendre un film aussi sympathique et leger avec un duo de gentil loser, un peu le "little miss sunshine" du court avec un enfant a qui on apprend les pires horreurs (cette fois a etre un pickpocket). des autres films il ne me reste pas grand chose.
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dimanche 21 janvier 2007
Les climats
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vendredi 19 janvier 2007
Le dernier des fous
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mardi 16 janvier 2007
Daratt (saison seche)
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samedi 13 janvier 2007
12h08 a l'est de Bucarest
Pour venir a des consideration plus cinematographiques, on peut dire que le cinema roumain se porte relativement bien. L'année derniere il y avait deja eu le tragi-comique "la mort de Dante Lazarescu" de Cristi Pulu ,qui racontait les dernieres heures d'un clochard refuses dans tous les hopitaux. On retrouve dans le film de Corneliu Porombulu le meme esprit critique de la societe roumaine en s'attaquant au moment mythique de la fin de Ceausescu au travers un faux debat televisuel d'un journal local d'une petite ville qui se demande s'ils ont partcipe a la revolution ou s'ils ont attendu que ca se passe. Ainsi la premiere partie du film est la presentation des personnages qui participent au debat, tous sont de sympathiques loser, en particulier un prof alcoolique crible de dettes; la deuxieme moitie etant le debat ou ce prof pretend avoir fait la revolution alors que tout le monde dit qu'il etait au bar (ce que compte tenu du debut du film on veut bien croire), le debat se transforme en proces sur sa non participation et plus generalement sur la lachete des habitants qui ont attendu que Ceausescu soit parti pour manifester leur enthousiasme.
Le realisateur ne fait pas preuve que d'un certain humour tout en gardant une certaine humanite mais aussi d'un talent de mise en scene et critique aussi une facon un peu mode de filmer (lorsque le journaliste reproche à son jeune cameraman de filmer camera a l'epaule) ou lors du tournage du debat en filmant mal les personnages (ce qui suppose que le realisateur est un point de vue sur la facon de filmer).
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mardi 9 janvier 2007
samedi 6 janvier 2007
Paprika
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vendredi 5 janvier 2007
Le Grand Appartement
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mardi 2 janvier 2007
bilan 2006
1. le nouveau monde de Terence Malick
2. Dans Paris de Christophe Honore
3. Caïman de Nanni Moretti
4. Bled Number One de Rabah Ameur-Zaimeche
5. Coeur de Alain Resnais
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dimanche 17 décembre 2006
Le Prestige
La encore le realisateur mele plusieurs dimensions temporels le film commencant par la fin, le meurtre d'un des deux magiciens par son rival au depart ami, puis la lecture en prison de son journal ou il decouvre le desir de celui-ci de surpasser l'autre dans les tours, le "prestige" designant le dernier acte du spectacle ou apres avoir fait disparaitre un objet il le fait reapparaitre. A cette lecture qui permet un retour sur le passe, on decouvre que l'autre magicien avait aussi lu le journal de son rival en esperant decouvrir ses secrets, cette double lecture conduit a meler les differents moments de l'histoire, parfois meme a les meler en montrant deux fois une meme scene selon un des points de vue, tout en restant limpide, un peu comme dans le dernier Clint Eastwood. Cette construction narrative est ce qui fait le charme du film, donne l'illusion que celui-ci est reussi (on peut imaginer que raconter de facon lineaire il serait devenu vite ennuyeux). Le film semble ainsi etre considere comme un spectacle de magie, le plus dur n'etant pas de faire disparaitre un personnage (il le fait au debut) mais de le faire reapparaitre. Par quel moyen scenaristique le realisateur aide de son frere va reussir a nous surprendre? mystere du cinema.
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mardi 12 décembre 2006
Libero
Le point de depart ressemble a ces nombreux telefilms avec drame familial tres larmoyant, ici un enfant dont le pere semble assez autoritaire et colerique et une mere "qui va et vient" comme il le dit a son ami voisin. Il a le merite de ne jamais tomber dans la caricature, le conflit et la haine familial. Le heros eprouve un certain attachement et de la tendresse pour ses parents malgre leurs defauts. De plus il evite les stereotypes. Par exemple, c'est la mere qui est volage et le pere qui reste pour s'occuper de lui et de sa soeur; si le pere est autoritaire, il n'est pas pour autant brutal. Le realisateur fait preuve ainsi d'empathie pour ses personnages. Aussi si le film est loin d'etre brillant - il garde une forme trop televisuelle - il reste attachant.
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lundi 11 décembre 2006
Last Show
Chaque personnage se souvient ainsi de cette epoque doree, ce refus de la modernite aussi bien cinematographique, la mise en scene etant assez classique, qu'economique, le realisateur se moque de tout ceux qui symbolisent le capitalisme, entre cet entrepreneur inculte et la fille qui au final devient une insupportable working girl. Cela peut au depart exaspere, un peu comme si on etait dans une maison de retraite ou les vieux radotent sur le bon vieux temps, mais peu a peu le charme prend. Cette maniere de traiter la fin, la mort du spectacle et des personnages de facon joyeuse. Bien que desespere l'optimisme reste.
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dimanche 3 décembre 2006
Coeur
Si le film peut paraitre tres theatral, et pas seulement par le fait qu'il s'agit de l'adaptation d'une piece, mais par cette maniere d'utiliser des decors a la fois limites et tres ireels, une facon de surjouer, ou encore ses disposifs comme cette neige qui lie chaque scene ou cette facon de filmer de haut comme s'il s'agissait d'un jeu de societe. Mais cela prend sens car pour le realisateur la societe semble etre un jeu ou chaque relation est un artifice, chacun faisant semblant, se cachant derriere des banalites comme "les telephones portable sont une plaies", ou "il n'y a rien a la tele" evitant ainsi de communiquer.
Ce film est a la fois triste et ironique, ce qui en fait toute sa beaute.
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vendredi 1 décembre 2006
The Departed
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