dimanche 21 janvier 2007

Les climats


Film de Nuri Bilge Ceylan qui avait realisee le beau uzak traite de ce sujet quasi universelle celui du couple. Il s'agit plutot de la separation. On ne sait pas pourquoi, aucune explicatiion, mais on saisit tres vite que c'est la fin avec cet homme joue par le cineaste qui regarde des ruines pendant que sa femme s'ennuie. Ils ne se parlent plus et se quittent. Le film montre ainsi les regres, l'ennui de ce bourgeois (il est thesard) qui le pousse a la rejoindre. l'histoire est ainsi assez banale mais il arrive a donner chair en utilisant la camera dv qui lui permet d'etre proche de ses personnages. Le titre renvoit a l'importance des variations climatiques qui contrastent avec une certaine stabilite dans leur desunion. qu'ils neigent ou fassent beau, ils ne se comprennent jamais sont toujours en decallage avec leurs envies.

vendredi 19 janvier 2007

Le dernier des fous



Laurent Achard dont c'est le second film s'etait deja fait remarquer avec un court metrage "peur petit chasseur" qui avait eu au festival de clermont autant de sifflets que de prix, y compris, il me semble celui du public ce qui prouve que le public est loin de constituer une masse homogene qu'on a un peu trop tendance a opposer a la critique, mais je m'eloigne du sujet.A l'epoque ce court m'avait laisse un sentiment mitige il etait certes audacieux et arrivait a creer une certaine angoisse en ne montrant rien, uniquemment un plan fixe sur une cour avec un bruit de fond, celle d'une femme battue, mais un trop sec; ce film qui tend a etre une version longue de ce court me laisse le meme sentiment. En effet on retrouve le meme sujet celui d'un enfant de la campagne temoin de la délitescence familiale, entre le frere artiste, donc forcement homosexuel et tourmente, et une mere qui a pete les plombs, passant de la neurasthénie à l'hystérie, refuse de grandir ce qui se traduit au debut du film par une volonte de redoubler. Si le realisateur arrive a nous faire ressentir cette angoisse de l'enfant par petite touche, en utilisant comme dans sont court metrage le son, l'horreur qui est hors du champs et donc encore plus terrifiante car on s'imagine toujours le pire (comme ce moment ou la fille disparait dans l'eau et on la croit noyée). Toutefois si le film n'est pas ennuyeux (quoique l"ami qui a eu le courage de m'accompagner ne semble pas de cette avis...), il tombe un peu trop dans la surenchere de la folie pour etre completement convaincant.

mardi 16 janvier 2007

Daratt (saison seche)



Apres la Roumanie c'est un autre pays peu represente dans les salles obscures que je decouvre: le Tchad avec ce film de Mahamat-Saleh Haroun. Sur fond d'apres guerre civile ou bourreaux et victimes sont obliges de se cotoyer et vivre ensemble, un fils, akim qui signifie orphelin, part a la recherche de clui qui a tue son pere. Or le coupable est devenu boulanger et lui offre a manger et un travail. il aura ainsi du mal a le hair suffisemment pour pouvoir venger son pere. Une relation quasi filiale se noue entre eux. la mise en scene sobre avec une quasi unite de lieu - la boulangerie - permet de faire resentir toute la tension qui se noue, les longs silences dissimulent une violence contenue ou chaque personnage est petri de culpabilite, l'un pour avoir tue auparavant et l'autre pour ne pas pouvoir.

samedi 13 janvier 2007

12h08 a l'est de Bucarest


Certains pour reduire les maux de tete lies au lendemain de cuite utilise differents remedes comme vaincre l'alcool par l'alcool en prenant un truc fort. De mon cote, j'ai opte pour la solution film roumain. En general on y voit des personnages ivres ce qui permet de mieux s'identifier a eux.
Pour venir a des consideration plus cinematographiques, on peut dire que le cinema roumain se porte relativement bien. L'année derniere il y avait deja eu le tragi-comique "la mort de Dante Lazarescu" de Cristi Pulu ,qui racontait les dernieres heures d'un clochard refuses dans tous les hopitaux. On retrouve dans le film de Corneliu Porombulu le meme esprit critique de la societe roumaine en s'attaquant au moment mythique de la fin de Ceausescu au travers un faux debat televisuel d'un journal local d'une petite ville qui se demande s'ils ont partcipe a la revolution ou s'ils ont attendu que ca se passe. Ainsi la premiere partie du film est la presentation des personnages qui participent au debat, tous sont de sympathiques loser, en particulier un prof alcoolique crible de dettes; la deuxieme moitie etant le debat ou ce prof pretend avoir fait la revolution alors que tout le monde dit qu'il etait au bar (ce que compte tenu du debut du film on veut bien croire), le debat se transforme en proces sur sa non participation et plus generalement sur la lachete des habitants qui ont attendu que Ceausescu soit parti pour manifester leur enthousiasme.
Le realisateur ne fait pas preuve que d'un certain humour tout en gardant une certaine humanite mais aussi d'un talent de mise en scene et critique aussi une facon un peu mode de filmer (lorsque le journaliste reproche à son jeune cameraman de filmer camera a l'epaule) ou lors du tournage du debat en filmant mal les personnages (ce qui suppose que le realisateur est un point de vue sur la facon de filmer).

mardi 9 janvier 2007

samedi 6 janvier 2007

Paprika


Deja remarque pour son hitchockien "perfect blue",thriller qui melangeait realite et fantasme, Datoshi Kon continue de creuser ce theme du rapport realite/fiction avec ce nouveau manga. Si au niveau du dessin il n'atteind pas l'elegance d'un auteur comme Miyasake, le trait reste assez sommaire, il se distingue par sa capacite a creer des histoires complexes, parfois dur a comprendre (il a d'ailleurs participe au fameux "ghost in the shell"). Pour resume, il s'agit ici d'une machine capable de filmer les reves afin de guerir les patients mais qui est vole. les scientifiques qui ont cree cette machine decide de partir a sa recherche aide d'un flic, avant qu'elle soit utiliser pour de mauvaises raisons comme le controle des reves. "paprika" est le nom de l'avatar que se cree une des scientifiques dans cette univers des reves. Le film alterne ainsi realisme policier et image onirique assez delirante, la separration devient de plus en plus flou pour finir par se melanger. Il ne s'agit pas ici d'une forme de metaphysique comme on peut le retrouver dans les romans de Philip K Dick ou les films de David Cronenberg sur le doute existencialiste: reve t on a cet avatar ou es t' on le reve de celui-ci?mais plutot sur la necessite de la coexistence du reel et de l'imaginaire. c'est justement cet absence de reel trouble qui donne le sentiment parfois d'une longue succession de scene revee et d'enquete policieres.

vendredi 5 janvier 2007

Le Grand Appartement



Vu il y a deja plus d'une semaine, de ce film de Pascal Thomas il ne me reste qu'un vague souvenir, a la fois symathique mais inegal. On sent qu'acteur et le resque de l'equipe on prie un certain plaisir a le faire, qu'un vent libertaire souffle de ce film ou le realisateur s'affranchie de tout code. mais a trop refuser de diriger quoique ce soit le resultat finit par etre bancal. Ainsi les acteurs ont un jeu parfois approximatifs, en particulier la charmante Laetitia Casta qui tient difficilement le role principal. L'histoire n'a guere d'importance tellement elle est mince; de sympathiques bobos (on peut apprecier d'ailleurs que ceux-ci sont montres de facon non sectaire a l'heure ou ils sont tant decries) sont menaces d'un immense appartement, beneficiant jusque la de la loi de 48 qui fixe les loyers. Pascal Thomas continue ainsi de construire son oeuvre rabelaisienne de petits films legers.

mardi 2 janvier 2007

bilan 2006

exercice assez pueril mais tres amusant auquel s'adonne toute critique qui se respecte est celui de faire le top 5-10-20 ou plus, ou moins, selon le nombre de films vus et la volonte de se les rememorer. j'ai opte pour le moins fatiguant qui consiste a en garder 5 (quoique elimine des films peut etre tres douloureux, on culpabilise de ne pas mettre certains), et les gagnants sont - roulement de tambour -

1. le nouveau monde de Terence Malick
2. Dans Paris de Christophe Honore
3. Caïman de Nanni Moretti
4. Bled Number One de Rabah Ameur-Zaimeche
5. Coeur de Alain Resnais

dimanche 17 décembre 2006

Le Prestige


Encore un film avec Scarlett johanson mais comment fait-elle! par quelle tour de magie elle arrive a etre sur tous les ecrans?la fin de ce film que je ne devoilerai pas donne un element de reponse. En effet le film est une histoire de magicien, ou plutot de prestidigitateur qui s'affrontent pour montrer l'illusion la plus parfaite. Dit comme cela il peut paraitre un peu simple et le realisateur Christopher Nolan aime les histoires complexes comme le montre son tordu premier film "memento" ou le heros atteint d'une sorte d'amnesie cherchait a connaitre son passe, la forme du film epousant cette quete en etant construit a l'envers, du present vers le passe.
La encore le realisateur mele plusieurs dimensions temporels le film commencant par la fin, le meurtre d'un des deux magiciens par son rival au depart ami, puis la lecture en prison de son journal ou il decouvre le desir de celui-ci de surpasser l'autre dans les tours, le "prestige" designant le dernier acte du spectacle ou apres avoir fait disparaitre un objet il le fait reapparaitre. A cette lecture qui permet un retour sur le passe, on decouvre que l'autre magicien avait aussi lu le journal de son rival en esperant decouvrir ses secrets, cette double lecture conduit a meler les differents moments de l'histoire, parfois meme a les meler en montrant deux fois une meme scene selon un des points de vue, tout en restant limpide, un peu comme dans le dernier Clint Eastwood. Cette construction narrative est ce qui fait le charme du film, donne l'illusion que celui-ci est reussi (on peut imaginer que raconter de facon lineaire il serait devenu vite ennuyeux). Le film semble ainsi etre considere comme un spectacle de magie, le plus dur n'etant pas de faire disparaitre un personnage (il le fait au debut) mais de le faire reapparaitre. Par quel moyen scenaristique le realisateur aide de son frere va reussir a nous surprendre? mystere du cinema.

mardi 12 décembre 2006

Libero


Realise et joue par l'italien Kim Rossi Stuart qui avait deja tourne dans le recent "romanzo criminale". premier film comme realisateur, habitue a etre de l'autre cote de la camera il n'est donc pas etonnant de retrouver un certain soin apporte aux jeux des acteurs tous tres justes.
Le point de depart ressemble a ces nombreux telefilms avec drame familial tres larmoyant, ici un enfant dont le pere semble assez autoritaire et colerique et une mere "qui va et vient" comme il le dit a son ami voisin. Il a le merite de ne jamais tomber dans la caricature, le conflit et la haine familial. Le heros eprouve un certain attachement et de la tendresse pour ses parents malgre leurs defauts. De plus il evite les stereotypes. Par exemple, c'est la mere qui est volage et le pere qui reste pour s'occuper de lui et de sa soeur; si le pere est autoritaire, il n'est pas pour autant brutal. Le realisateur fait preuve ainsi d'empathie pour ses personnages. Aussi si le film est loin d'etre brillant - il garde une forme trop televisuelle - il reste attachant.

lundi 11 décembre 2006

Last Show


Cela peut paraitre amusant d'intiluler son dernier film "the last show",le realisateur etant decede peu avant sa sortie francaise. D'ailleurs ce sentiment nostalgique de voir dans ce film l'ensemble de toute oeuvre de facon retrospective, a la fois reference son regard decale sur les films noirs,sa forme en film-chorale illustrant un microcosme social, en sachant que c'est la fin. Cet idée de derniere fois domine dans ce film, dont le sujet est justement celui d'une derniere emission de radio, mis sketch, mis musical, un peu comme "rire et chanson", mais ou la musique est bonne et les blagues droles, avant que les studio soient rachetes.
Chaque personnage se souvient ainsi de cette epoque doree, ce refus de la modernite aussi bien cinematographique, la mise en scene etant assez classique, qu'economique, le realisateur se moque de tout ceux qui symbolisent le capitalisme, entre cet entrepreneur inculte et la fille qui au final devient une insupportable working girl. Cela peut au depart exaspere, un peu comme si on etait dans une maison de retraite ou les vieux radotent sur le bon vieux temps, mais peu a peu le charme prend. Cette maniere de traiter la fin, la mort du spectacle et des personnages de facon joyeuse. Bien que desespere l'optimisme reste.
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dimanche 3 décembre 2006

Coeur


Le dernier film de Resnais s'appelle "coeur", mais il aurait pu tout autant s'appeler "neige" tant celle-ci est omnipresente dans ce film. Elle impose une forme de spleen hivernal, elle remplace ici les fondus enchaines habituellement noirs, et teinte le film d'une douce melancolie. C'est aussi la neige qui apparait dans les ecrans de tele quand il n'y a plus d'image. Ce sentiment de vide, d'absence domine a la fin du film qui n'est guere plus optimiste que celui de Scorcese. Pas de mort certes, mais aucune relation ne se noue (desole je raconte la fin). Alors que ce film tire du piece de theatre semble annonce une sorte de film chorale ou chacun des personnages seraient liees sans le savoir et finissent en general par se retrouver, c'est le contraire qui se joue, chacun se retrouve seul ou presque.
Si le film peut paraitre tres theatral, et pas seulement par le fait qu'il s'agit de l'adaptation d'une piece, mais par cette maniere d'utiliser des decors a la fois limites et tres ireels, une facon de surjouer, ou encore ses disposifs comme cette neige qui lie chaque scene ou cette facon de filmer de haut comme s'il s'agissait d'un jeu de societe. Mais cela prend sens car pour le realisateur la societe semble etre un jeu ou chaque relation est un artifice, chacun faisant semblant, se cachant derriere des banalites comme "les telephones portable sont une plaies", ou "il n'y a rien a la tele" evitant ainsi de communiquer.
Ce film est a la fois triste et ironique, ce qui en fait toute sa beaute.

vendredi 1 décembre 2006

The Departed


"Enfin un bon film de scorcese", je me dis en sortant de la seance (et aussi "j'ai faim" car je suis alle a la seance de midi, mais ca on s'en fout). cela faisait deja plusieurs films que je trouvais assez moyen, le cineaste en petite forme malgre les moyens deployes (ou a cause).Il s 'agit de l'adaptation d'un film hong kongais, "infernal affair", plutot pas mal avec son scenario malin ou flic et mafieux ont chacun une taupe qui annule leurs propres cation, construisant ainsi l'histoire en jeu de miroir avec les deux taupes (ou rats pour reprendre le terme employe par scorcese) perdent leur identite deviennent proches des chefs...Scorcese arrive a depasse neanmoins cette fascinante histoire de double en donnant chair aux personnages qui sont, dans l'oeuvre originales, un peu trop reduits a des pantins, des pions sur un jeu d'echec, en les installant cette fois dans un certain contexte social. Alors que dans "infernal affair", l'installation des deux taupes durent le temps du generique, ce rythme frenetique tendant ainsi a brouiller les pistes, "the deparded" prend le temps d'installer les personnages, de montrer ainsi toute la densite de ceux-ci, leur cote tortueux, en particulier celui joue par Di Caprio qui est oblige de cotoyer l'univers mafieux qu'il voulait au contraire fuir en devenant flic, pendant que l'autre joue par Matt Damon est beaucoup plus froid cynique meme s'il apparait bon flic. cette confrontation rappelle celle de "Face Off", ou flic et malfrat echange leur identite leur place, On ilagine d'ailleurs qu'"infernal affaire" aurait pu faire l'objet d'une adapation par Woo qui en aurait fait une oeuvre moins physique et plus metaphysique. La fin,sans trop en devoiler, est a l'image du film noir mais moins cynique que l'original (du moins la version diffusee sur nos ecrans, la version sino-americaine etant a priori plus morale).

lundi 27 novembre 2006

The Host


On retrouve dans ce nouveau film de Joon-ho Bong
qui a fait le brillant "memories of murder" cet meme facon de meler film de genre et fable politique. Dans le precedent il s'agissait d'une enquete sur un serial-killer mene par des flics incompetents. Cette fois c'est le film d'horreur de serie B qui sert de support a une critique de l'hegemonie americaine et des isntitutions coreennes. Le point de depart rappelle gozilla avec des deversement de produits toxiques dans le Han qui conduit au developpement d'un monstre aquatique tres dangereux, la scene ou le monstre poursuit un public plus surpris et curieux qu'inquiet est tres spectaculaire (plus que n'importe quelle scene de poursuite dans le dernier james bond). cette bete va alors capturer un enfant dont la famille constituee comme dans son precedent film de bras casses avec une tante sportive mais trop lente pour gagner, affichant un air de droopy, un oncle chomeur malgre ses etudes qui aime bien boire (comme a priori beaucoup de coreens au vu de leurs films) et surtout un pere immature qui s'endort regulierement.
Le cineaste prend ainsi le temps d'installer ses personnages, enchaine des scenes droles par leur aspect grotesque et des moment plus inquietant surtout vers la fin. Mais c'est surtout uen fable politique car le gouvernement sous tutelle americaine ne part pas a la recherche du monstre mais d'un soi disant virus qui aurait cree celle-ci et ainsi contamine la population en contact. Cette angoisse contamine la societe qui empeche la famille consideree porteuse du virus d'aller chercher leur fille enlevee.
Le realisateur dans une interview evoquait la guerre en Irak et le virus pourrait ainsi symboliser le mensonge autours des armes de destruction massive. au dela de cette critique et de facon plus general c'est la desinformation et les angoisses collectives qui en resulte. Le film est ainsi tres riche (peut-etre trop?) mais il arrive a rendre tout cela digeste car il le fait de facon assez subtile, en negligeant le cote spectacle du film, les scenes d'horreur font peur et les scenes comiques font rire, ce qui est assez rare dans le cinema actuel.

Borat


Si Borat est un journaliste kazakh raciste, homophobe, misogyne, Sacha baron Cohen se moquant ainsi de ce pays, c'est finalement une certaine amerique profonde qui est stigmatisee. En effet, ce reporter est envoye au Etats-Unis facon BHL mais en plus rigolo. En prechant ses idees les plus affreuses, il obtient la "verite" (il est difficile de savoir ce qui est de l'ordre du spontane et de l'ecriture dans ce film) avec des texans tels qu'on se l'imagine en France,i.e gros, con et raciste, "buveur de sang" comme le dit Borat. On peut craindre que ce film ne depasse pas le sketch televisuel (le realisateur Larry Charles est habitue du petit ecran avec des series comme "curb your enthusiasm" ou "seinfeld"), mais il arrive a tenir avec une quete absurde en decouvrant a la tele un episode d' "alerle a malibu" l'actrice pamela. Ce film est ainsi un road movie bizarre, qui peut rappeler par sa musique et la presence d'animaux Kusturica, ou le heros croise des gens tout aussi inquietant par leur betise, des texans qui l'applaudissent quand il sort toutes ces ignominies aux etudiants convaincus d'une domination des minorites. Ce film est drole si on rit aux chansons de didier super ou aux sketchs de Groland.

dimanche 26 novembre 2006

Casino Royal


Certes ce dernier james bond est moins pire que ses precedents, mais cela suffit-il pour dire qu'il est reussi, qu'il remplit son objectif de nous divertir pendant qu'on mange du pop corn: ma reponse est NON. Si le nouveau bond a cherche a se debarrasser de tout ce qui rendait insupportable les derniers, un second degres pas drole,une surenchere des gadgets pour evenir au source du film d'action avec un heros torture a la psychologie plus complexe (ou du moins en apparence), mais aussi retour sur le mythe de ce heros si familier puisque cette histoire est la premiere ecrite par flemming, ou on decouvre comment il obtient son permis de tuer et son aston martin ainsi que son premier amour. Le debut ou le heros fait preuve de maladresse car il debute apporte un certain charme au film, mais tres vite on s'ennuie car comme dans tout Bond il manque une chose, c'est un scenario. Les scenes d'action sont trop longues , le film manque de rythme. Decidemment c'est comme avec le beaujolais nouveau, on dit toujours qu'il est moins pire que les annees precedentes, alors on y goute et on se dit qu'on se fera plus avoir l'annee prochaine, mais la memoire est courte...

vendredi 24 novembre 2006

Lady Chatterley


J'etais assez mefiant au depart, pourtant les crtiques est unanimes sur ce film et je ne suis pas du genre suspicieux envers celle-ci, mais a la fois le sujet (une histoire d'amour entre une aristocrate anglaise et son garde chasse) et la longueur (2h38! tout de meme, plus que le dernier james bond dont je parlerai dans ma prochaine note) et pourtant j'y suis alle. Et je ne fus pas decu, la longueur est ce qui fait sa beaute, la realisatrice prend ainsi son temps pour nous montrer comment nait cette histoire, ses hesitations et ses maladresses. Dans leur premiere relation sexuelle (et ou cher y. y a encore du cul dans ce film!), elle ne semble prendre aucun plaisir,c'est seulement latroisieme fois qu'elle y arrive. Une forme d'harmonie regne dans cette clairiere ou ils se rencontrent qui depasse tout conflit de classe pour une sorte de retour a la nature. Ce pantheisme contraste avec les premiers plans ou la femme est isolee du reste de son monde, frustree par cet ennui, sonmaire etant paralyse sur une chaise roulante. L'actrice est tres bien dans cette espece de naivete qui trahit ces origines aisees de meme que l'acteur dans son cote bourru homme des bois. Le film est ainsi tres beau, doux et gracieux.

dimanche 19 novembre 2006

Le Labyrinthe de Pan


Je ne fais pas parti de ces inconditionnels de Del Toro qui le considerent comme un des meilleurs realisateurs actuels. certes "Hellboy" et "Blade 2", voire meme "Mimic", sont plutot reussi dans leur genre, en insufflant un peu de finesse dans un genre brutal, ou les personnages sont un peu plus complexe que dans les habituelles grosses machines hollywoodiennes. Il se retrouve dans ce "labyrinthe de pan" le theme de la periode franquiste deja aborde dans un autre de ces films, "l'echine du diable", que j'avoue n'avoir pas vu. il tente ainsi de melanger film politico-historique et film fantastique en racontant l'arrivée d'ofelia chez le nouvel epoux de sa mere qui appartient a l'arme franquiste. Cette derniere apeuree par ce monde menacant se refugie dans un univers fantastique peuple de "faune" et autre bete bizarre dont elle serait la reine. Cette confrontation reel/merveilleux peut rappeler Burton, mais il s'agirait plutot d'un anti-burton (qui est deja anti-disnee). Chez ce dernier la confrontation est la pour souligner l'humanite des monstres, dans une forme d'apologie de la difference alors que dans le film de Toro, celle-ci montre le vrai visage des humains qui sont comme des monstres.
Que ce soit en portant des ciseaux a la place des mains ou en reignant sur halloween, la generosite et la feerie est toujours presente chez Burton, quand dans Del Toro le faune se montre aussi menacant et terrifiant que le capitaine franquiste en imposant des epreuves dangereuses ou en demandant . L'heroine n'est ainsi pas sauve par son imaginaire. Aucun salut ou presque, ce film est alors a la fois terrifiant et pessimiste quant a la nature humaine.

vendredi 17 novembre 2006

Ne le dis a personne


Le deuxieme film de Canet est tire d'unlivre dont j'avoue ignorer l'existence mais qui est parait-il un best seller, un thriller surement prenant pour lire dans le train ou sur la plage. On aimerait retrouver une telle efficacite à l'ecran a defaut de voir un chef d'oeuvre. helas meme pris comme un divertissement de samedi soir le film n'est pas convaincant. en effet tres vite on s'ennuie dans ce film trop bavard qui ressemble plus à un film dit de "qualite francaise", tres bavard qu'a une grosse machine hollywoodienne auquel semble se referer le cineaste. Certes Canet a retenu quelques lecons du maitre du suspence qu'est Hitchcock, en prenant pour heros un homme commun auquel on peut s'identifier joue par Cluzet (tres bien dans son role), et cette morte qui semble pas si morte que ca rappelle le brillant "vertigo". mais ces bonnes references ne suffisent pas a faire un bon film. On connait trop vite la fin, et les soi-disant rebondissements finaux restent trop anecdotiques (ils n'apportent pas grand chose a l'histoire). Ce film est ainsi sans grand interet, meme pour se divertir.

samedi 11 novembre 2006

Shortbus


A l'origine le shortbus est le bus qui transportait les enfants victimes d'handicapes physiques, puis ce nom fut repris par un club new-yorkais abritant les marginaux de la ville, et enfin il est le titre du dernier (et deuxieme) film de John Cameron Mitchell qui evoque certains de ces marginaux. Tout commence par des scenes de sexes proches de film porno ou chaque personnage arrivent a des prouesses physiques passant en revue tout le kamasutra. Mais cette sexualite appartait vite comme un leurre, ainsi on decouvre que l'une est sexologue mais n'a jamais connu l'orgasme que d'autres ne semblent pas heureux, n'ont pas connu de relations durables. Mais il ne s'agit pas de presenter la sexualite comme une chose triste et miserable, facon Breillat ou Houellebecq remettant en cause la liberation sexuelle, mais de chercher une forme plus harmonieuse, ni tenter de creer du plaisir, creant une forme de relation spectateur/auteur facon Brisseau, mais de trouver une forme joyeuse. Le club ou ils se retouvent tous devient un lieu joyeux et ludique, creant une impression d'harmonie ou tous sont acceptes sans tabou, une sorte d'utopie hedoniste. Le realisateur arrive finalement ainsi a donner une impression de joie de vivre .